CR du PETR du 20 décembre 2019 :

Vous le savez déjà sans doute les élus délégués au PETR ont voté dans leur grande majorité pour la dérogation aux espaces agricoles pérennes demandée par les porteurs du projet de surf park à St Père.

Retour sur cet épisode :

La gendarmerie filtre gentiment les personnes qui veulent entrer. Le PRE, une douzaines d’adhérents (merci ) est dans la place avant eux et s’installent dans la salle sans problèmes majeurs , il faut montrer patte blanche , certains sont plus pointilleux. Nous avons demandé à Mr Morilleau de nous accorder 5 min de paroles.   Les militants de Terres Communes restent pour l’essentiel à l’extérieur. Des militants du collectifs nantais s’installent aussi dans la salle.

Ouverture de la séance , 39 élus présents. Beaucoup plus que le 3 décembre. Le sujet deviendrait-il intéressant ? Les élus ont ils d’un coup intérêt à se réunir pour soutenir un collègue ? Nous expliquons notre position à l’aide du document envoyé à toutes les mairies du Pays de Retz (plus quelques ajouts : l’avis de L’ARS, les JO à Tahiti, la circulation….)

La directrice projette à nouveau le diaporama à la gloire du projet. Puis les élus débattent.

Le vote a lieu à main levée !!! 31 pour accorder la dérogation, 4 contre (Mr Naud maire Corcoué sur Logne, Mr Rabevolo maire de Vue , Mr Papin St Colomban et Mr Martin maire de Chauvé ) , 4 abstentions (????)

Nous sommes dépités, déçus certes et surtout très en colère contre cette majorité d’élus en pleine incohérence et déni mais surtout nous avons le sentiment que ce SCOT est une supercherie, ce PETR une mascarade.

SCOT = schéma de CONNIVENCE et de troc territorial !

« tu me laisses faire mon casino à Pornic, je te laisse faire ton surf park

tu me laisses faire ma zone Leclerc à Ste Pazanne , je te laisse ton surf park » etc etc...

Un élu a clairement expliqué que le SCOT ne pouvait pas empêcher une commune de faire ce qu’elle veut et qu’ils devaient faire preuve de solidarité entre eux. Pour C .Naud : Mais où est la cohérence territoriale ? Quelle légitimité aura le Pays de Retz à demander des subventions pour l’environnement à tous niveaux (état , Europe, région …). Pour M Rabevolo et ses propres élus, ce projet est une une aberration.

Une seule élue s’est posée la question de la validité des critères ; elle a émis un doute sur celui concernant « la création d’emplois significatifs « . Le doute sur ce critère n’aurait-il pas du l’invalider et par effet cumulatif invalider tous les autres ?

Pour le PRE aucun critère n’est rempli, c’est ce que nous avons démontré. Force est de reconnaître que les élus sont majoritairement très très éloignés des préoccupations environnementales de leurs concitoyens.

 Le collectif nantais prend la parole en filmant et discourant à l’adresse des élus. A l’extérieur TC exprime son mécontentement et sa colère. Les médias OF, France 3 …. recueillent les témoignages.

Le porteur du projet Mr Bouchonneau s’est entretenu avec des adhérents du PRE. Il a tenu à les rassurer en les informant qu’il ne s’agit pas d’un nouveau projet de bétonisation car le bassin se fera en… Inox !!!

Le projet évolue au gré des réflexions des uns et des autres , des opposants inclus puis qu’après notre calcul sur la consommation d’eau ( largement sous estimée par les porteurs du projet) le bassin fut diminué de moitié !

Voilà donc un projet d’un autre âge aux impacts environnementaux indéniables qui répond à tous les critères de demande de dérogation pour la grande majorité de nos élus, lesquels ne voulaient pas discuter du fond mais de la forme . Mais comment donner son avis sur un projet exposé par les seuls intéressés sans s’occuper du fond ?

Comment nos élus peuvent ils dans leur grande majorité faire preuve d’autant de malhonnêteté intellectuelle ?

 

Le PRE remercie le collectif COPAIN 44, tous ses adhérents qui se sont déplacés ; Terres Communes et le collectif Nantais Contre le Surfpark. Il remercie aussi les élus qui ont eu le courage de prendre la parole pour s’opposer à ce projet débile.

 

Et maintenant ? Et bien, on ne lâche rien. Ce vote n’est qu’un avis et cette délibération une mise en scène de l’union sacrée des élus, un mauvais point pour nos institutions. Nous pourrions épiloguer à l’infini mais il nous faut nous projeter rapidement.

Nous avons demandé le CR et le procès verbal de cette « mascarade ». Avec l’aide de notre avocat Thomas Dubreuil, nous allons étudier de près la légalité de cette délibération.

 

Le PRE 06/01/2020

appel adhérent 20 décembre

Prise de parole du PRE

 

 

Devant la maison de l'intercommunalité de Machecoul le 3 décembre 2019

 

Voici un extrait du mémoire d'Hugo Forveille, un surfeur de 25 ans, architecte à Bordeaux, qui a écrit un mémoire dans le cadre de ses études l'an dernier. Il nous partage un extrait de son mémoire fort intéressant dans lequel il mentionne le projet de surf park de St Père en Retz.

Mémoire de fin d’étude « La surf culture et les piscines à
vagues »
- Hugo FORVEILLE
Ecole Nationale d’Architecture de Bordeaux
Ce qui est intéressant, c’est le rapport que le surf créé entre l’espace physique et l’espace
temps et le surfeur. C’est ce rapport qui est le fondement de la culture du surf.
Si l’on reprend l’histoire du surf, on se rend compte qu’elle est intimement liée au rapport
avec les éléments naturels.
En France, l’histoire du surf commence à la grande plage de Biarritz dans les années
1950 et se nourrit d’une culture forte importée de la Californie. A cette époque le surf est
une contre-culture.
Cette contre-culture se définie par le rejet du mode de vie basé sur la réussite prônée par
la société. Les surfeurs veulent vivre au rythme de l’océan. Ils prônent un mode de vie
libre et nomade qui pousse au voyage, à la découverte de nouveaux territoires et de
nouvelles vagues. Ils vivent à contre courant de la société. Ce mode de vie surf inspire la
musique, les films et les arts graphiques.

le lien pour lire l'article:

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-pere-en-retz-44320/saint-pere-en-retz-pays-de-retz-environnement-combat-toujours-le-surf-park-6629827